Mawda, Semira. On n’oublie pas. On ne pardonne pas.

 
 

Mawda avait deux ans, elle est née en Allemagne. Ce 18 mai, elle a été tuée d’une balle dans la tête par la police. Le meurtre de Mawda a été rendu possible par la politique migratoire de l’Europe et du gouvernement belge qui déshumanise et criminalise les migrants et les étrangers.

 

C’est la même politique nauséabonde qui a rendu possible le meurtre de Semira Adamu il y a 20 ans. A cette époque, la colère et la pression de la rue fut telle que le Ministre de l’Intérieur dut démissionner et le centre fermé de Steenokkerzeel dut relâcher temporairement tous ses détenus.
La famille de Mawda n’a pas été traitée en victime. Il y a peu, elle ne savait même pas si elle pourrait rester légalement sur notre territoire pour assister au procès.

Nous nous demandons aussi quel est le sort réservé aux 27 personnes, dont les deux autres enfants, présentes dans la camionnette dont la poursuite s’est soldée par la fusillade mortelle. Ils n’ont pas reçu les soins physiques et psychologiques adéquats ni hébergement, ni d’aide juridique. On apprend qu’ils ont été « relâchés », on ne sait pas si leurs témoignages ont pu être recueillis, alors qu’ils ont été témoins directs du meurtre de Mawda.
Nous appelons aujourd’hui à un soulèvement digne de la réaction que doit entraîner le meurtre d’une petite fille de deux ans. En signe de protestation nous vous invitons à attacher un vêtement d’enfant à la fenêtre de vos maisons, de vos institutions, de vos organisations, sur les places des villes et des villages, de le photographier et de poster la photo sur les réseaux sociaux avec #Justice4Mawda.

 

Ces vêtements symbolise une toute petite fille qui ne grandira pas. 

Le mercredi 23 mai, en signe de deuil et de protestation, la coordination Semira Adamu a invité  à un rassemblement devant le Palais de justice de Bruxelles. Plus de mille personnes ont accrochés des vêtements  d’enfant à des fils à linge.  

#Justice4Mawda

Mawda, Semira, on n’oublie pas, on ne pardonne pas


Le même jour, nous avons invité
  une veillée aux flambeaux à 22h, à Place Poelaert. Cinq cent personnes au moins ont allumés des flambeaux, des bougies dans un esprit de recueillement mais aussi revendicatif. Vers 23h, les gens se sont mis en marche et ont traversé la ville jusqu’à Clemenceau: « Mawda, Semira, on n’oublie pas, on ne pardonne pas »


Il y a vingt ans, Semira, aujourd’hui, Mawda. Entre ces dates, des milliers d’autres ont également trouvé la mort devant ou dans les frontières de l’Europe. Parce que ces morts sont trop nombreuses, parce que ces morts sont les conséquences directes de la politique migratoire de la Belgique, nous revendiquons :

• La régularisation de toutes les personnes sans-papiers en attendant une effective liberté de circulation dans l’égalité de droits pour toutes et tous ;
• Un arrêt des expulsions et la suppression des centres fermés ;
• La condamnation systématique des violences racistes, patriarcales, policières et d’État ;
• Une véritable enquête indépendante et un procès sur le meurtre de Mawda ;

Ce gouvernement a atteint son objectif : vider de sens l’adjectif « humain ». Conduisons-le à la démission !

D’autres activités seront bientôt organisées, les prochains RDVs seront annoncés sur ces sites et par la coordination Mawda.

www.facebook.com/semiraadamu2018
www.semiraadamu2018.be
www.facebook.com/solidarityforall.be

mai 24, 2018