L’assassinat de Semira Adamu au prisme de l’intersectionnalité

Quand :
20 septembre 2018 @ 18 h 00 min – 21 h 30 min
2018-09-20T18:00:00+02:00
2018-09-20T21:30:00+02:00
Où :
PianoFabriek
rue du Fort 35
1060 St Gillis/Gilles
Coût :
Prix libre
Contact :
Coordination Semira Adamu 2018
L’assassinat de Semira Adamu au prisme de l’intersectionnalité @ PianoFabriek

JEU/DIN 22.09 > 18:00 – 22:00 : SEMINAIRE 1 +  @ Piano Fabriek

Un cycle de 3 séminaires du jeudi 20 au samedi 22. 

Modération assurée par Yvoire De Rosen.  Invitation à  Fabienne Brion, Emmanuel Mbolela,  Une membre du Collectif Femmes en noir contre les centres fermés et les expulsions et Khadija Senhadji.

Ce module entend restituer l’assassinat de Semira Adamu dans un double contexte. Un contexte historique d’abord : de quoi l’assassinat de Semira Adamu est-il la conséquence en termes de politiques migratoires, de rapport aux étrangers et de répression des formes d’expressions politiques des « dominé.es » ? Quels mécanismes historiques ont favorisé cette déshumanisation de l’altérité transformant une politique de l’hospitalité en politique migratoire mortifère (thanatopolitique migratoire européenne) ? Un contexte théorique ensuite : que nous offre le prisme de l’intersectionnalité et du racisme structurel pour comprendre la construction de catégories illégalisées par le régime des frontières et le féminicide de Semira Adamu? 

Invité.e.s : 

 

  • Fabienne Brion, professeure à la Faculté de droit et de criminologie de l’Université catholique de Louvain. Elle est licenciée en langue arabe et islamologie (UCL, 1986) et docteure en criminologie (UCL, 1995). Ses domaines de recherche incluent la sociologie de la prison, la sociologie des migrations et les questions de genre. Ses recherches actuelles portent sur l’évaluation des politiques publiques de contre-radicalisation et les trajectoires de radicalisation.

 

    • Une membre du Collectif Femmes en noir contre les centres fermés et les expulsions. Créé en 1998, en indignation après l’assassinat de Semira Adamu. Depuis, il rencontre, accompagne et soutient des femmes venues demander à la Belgique « protection et sécurité », des femmes qui vivent en clandestinité parfois depuis plusieurs années, sans papiers, en transit, déboutées d’une demande d’asile ou de la régularisation.
    • Emmanuel Mbolela, auteur de Réfugié  (Libertalia, 2017). Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s. Pendant son parcours, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s : l’Arcom, Association des réfugiés congolais au Maroc, refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante dans lequel on le tenait. L’autre intérêt de ce livre est de montrer combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation que les hommes tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation contre les conditions indignes imposées aux réfugié-e-s.
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    •  Khadija Senhadji socio-anthropologue et militante décoloniale. Elle s’intéresse plus particulièrement aux enjeux liés à la présence des populations issues des immigrations post-coloniales au Nord, aux ressorts du racisme structurel ainsi qu’aux mécanismes de domination raciale à l’échelle globale.

La modération sera assurée par Yvoire De Rosen, anthropo-sociologue spécialisée dans les enjeux relatifs aux femmes afrodescendantes et dans les représentations identitaires noires. Co-fondatrice, en 2015, du collectif Afroféministe Belge, Mwanamke.

Les trois modules seront filmés et diffusés sur la toile grâce à l’équipe Sans-papiers TV (SPTV) (contact : sanspapierstv@gmail.com)

Suivi d’un repas convivial – par et au profit des Collectifs de personnes sans-papier.

  • https://www.facebook.com/events/1786870224728964/
juin 16, 2018